LECTIONES

"Mais ce n’était plus l’appel rauque et affamé de l’autre année, ni les larmes, ni cette révolte de tout le corps, qui souffre et se soulève quand un mal de l’esprit le veut détruire…."

Chéri - Colette 

"En somme, le mode de croissance de la démocratie, dans les états de l’Europe occidentale, a déconcerté et déconcerte toute intervention violente des puissances d’oppression. Ce n’est pas par explosion soudaine que la démocratie prend possession des états et que le socialisme prend possession de la démocratie."

Etudes socialistes - Jean Jaurès 

"La connoissance de la fièvre est d’autant plus nécessaire à un officier de santé, qu’il y a peu de maladies où la fièvre ne se rencontre, soit qu’ elle constitue la maladie principale et primitive, comme on le voit dans les fièvres intermittentes, dans les fièvres malignes, putrides, épidémiques, etc. ; soit qu’elle soit symptomatique et qu’elle dépende de la maladie première, comme il arrive dans les pleurésies, les fluxions de poitrine et autres maladies inflammatoires.
Le seul symptôme qui constitue la fièvre est la fréquence et la grandeur du pouls, plus considérables que ne le comportent les forces du malade . J’ajoute relativement aux forces du malade, parce que le pouls d’un mourant, quoique petit et serratile, n’est pas moins fiévreux ; il est plus fréquent et plus fort que ses forces défaillantes ne le comportent. Ainsi la grandeur, la force et la fréquence du pouls constituent essentiellement la fièvre."

Manuel de médecine pratique - C. Geoffroy 

"J’avais devant les yeux les ténèbres. L’abîme Qui n’a pas de rivage et qui n’a pas de cime, Etait là, morne, immense; et rien n’y remuait. Je me sentais perdu dans l’infini muet. Au fond, à travers l’ombre, impénétrable voile."

Les Contemplations - Victor Hugo 

"Ces trois petits mots dansaient devant moi, dans l’obscurité… Un nuage bas et lugubre m’oppressait de tout son poids et j’attendais à chaque instant qu’il se résolût en orage."

Premier Amour - Ivan Sergueïevitch Tourgueniev

"Mais, en même temps, je me dis que, si l’espace a ainsi toujours sollicité les pensées humaines, c’est qu’il les élève à l’infini ; il est comme un miroir d’infinité où nos pensées ne peuvent se réfléchir sans s’étonner soudain de se voir infinies. Or, cette infinité, il ne la tient pas de lui-même ; il l’emprunte de l’être que la raison seule peut saisir, que l’âme seule peut pénétrer, et c’est ainsi que l’âme, en s’abandonnant à l’espace, ne se livre pas sans retour. Par l’infini de l’étendue, elle revient au véritable infini, c’est-à-dire, au fond, à elle-même."

Poèmes - Jean Jaurès 

"Je ne change pas, et je vous aime plus que jamais."

Les Contes des Mille et une nuits 

"MÉLANCOLIE : Signe de distinction du coeur et délévation de lesprit."

Dictionnaire des idées reçues - Gustave Flaubert 

"La joie et l’angoisse me saisirent en même temps, car maintenant, pour le meilleur et pour le pire, le dénouement est proche."

Dracula - Bram Stoker